J'ai croisé dernièrement un mec méga chiant.
Tout ce qu'il raconte file le bourdon et surtout, dès qu'il ouvre la bouche, on s'emmerde comme un rat mort au bord de la route.
Il m'a raconté que pour le petit déjeuner, il prend du chocolat chaud les jours pairs et du café les jours impairs.
Je crois bien qu'en plus d'être chiant, il est vraiment con.
samedi 26 juillet 2008
lundi 23 juin 2008
DANDY DADDY

Quand on traînait du côté de la rue de Buci, aux Etages ou au Chai, on voyait souvent passer un très vieil homme très maigre, habillé avec une élégance d'un autre temps.
Il émanait de lui une prestance très singulière qui réveillait la curiosité.
Jérome m'a raconté que c'était un écrivain d'origine égyptienne qui vivait dans la même chambre d'hôtel de St Germain depuis les années 50. Cet hôtel était en travaux de rénovation et, par respect pour ce vieil homme, le directeur de l'hôtel n'avait pas touché à sa chambre afin de ne pas le déloger.
J'ai fini par acheter un de ses bouquins: "Les fainéants dans la vallée fertile" qui raconte l'histoire d'une famille qui ne travaille jamais et qui passe son temps à faire la sieste. J'ai bien aimé l'ambiance cairote qui m'a fait penser à Durrell mais en plus anarchiste.
Je viens d'apprendre que ce vieil écrivain, Albert Cossery, s'est éteint hier.
La photo que j'ai mise au dessus est étrange: on dirait qu'il est déjà mort!
Si vous tombez sur un de ses livres, ne passez pas à côté de sa lecture.
vendredi 6 juin 2008
LONGEVITY
Avant-hier, j'ai battu mon record de durée d'un sticker sans aucun arrachage, même partiel: 5 mois et 2 jours.
Hier, les karshermen ont tout viré dans le quartier, les murs sont à nouveau "propres", tels des toiles blanches attendant de nouvelles idées.
A la place de ce sticker à forte longévité qui m'a permis de vérifier comme mes nouveaux bristols imprimés résistent bien aux intempéries, je vais en placer un nouveau et je verrais bien si l'emplacement est royal!
Dans la ville, les stickers qui durent le plus longtemps ne sont pas les plus artistiques, évidemment.
Non, ce sont ceux de la CGT, de FO et ceux où il y a la tronche de M.G. BUFFET.
Je les trouve très moches et j'en déduis que les membres des équipes de nettoyage sont des cocos sans aucun esthétisme...
Hier, les karshermen ont tout viré dans le quartier, les murs sont à nouveau "propres", tels des toiles blanches attendant de nouvelles idées.
A la place de ce sticker à forte longévité qui m'a permis de vérifier comme mes nouveaux bristols imprimés résistent bien aux intempéries, je vais en placer un nouveau et je verrais bien si l'emplacement est royal!
Dans la ville, les stickers qui durent le plus longtemps ne sont pas les plus artistiques, évidemment.
Non, ce sont ceux de la CGT, de FO et ceux où il y a la tronche de M.G. BUFFET.
Je les trouve très moches et j'en déduis que les membres des équipes de nettoyage sont des cocos sans aucun esthétisme...
mardi 22 avril 2008
FREE TIBET
La Chine est une dictature.
Les grands groupes qui font les yeux du loup de Tex Avery en lorgnant ce qu'ils appellent le marché chinois, graissent continuellement la patte des media pour que l'Opinion Publique ne s'en rende pas trop compte.
Surtout que tout le monde est bien content ici, d'acheter des chaussettes à 1 Euro ou des gadjets electroniques pour trois fois rien.
Les Jeux Olympiques vont peut-être permettre de mieux appréhender le système pervers qui gère ce grand pays et surtout sa stratégie économique qui est restée la même que celle lancée par Deng Xiao Ping: élaborer en tant que pays communiste, une guerre économique contre les états capitalistes en utilisant leurs armes, le libre échange.
Pour cela, tous les moyens sont bons:
-Ruiner les campagnes de l'Ouest du pays pour que les familles paupérisées envoient vers l'Est (Shanghai, Pékin) leurs jeunes filles qui sont parquées dans des usines dortoirs pendant 2 à 3 ans, avec juste une semaine de vacances par an lors du Nouvel An Chinois. Inutile de dire qu'elles travaillent à des cadences infernales qui les font vieillir prématurément.
- Arrêter pour le moindre écart des citoyens afin de remplir les prisons, où l'on fait travailler chaque prisonnier. Les usines installées dans ces prisons sont les plus rentables du monde. Ailleurs, on appelle cela de l'esclavage.
- Les prisonniers condamnés aux travaux forcés sont envoyés dans des pays où la Chine mène une guerre économique: en Afrique par exemple, où elle rafle les marchés de Travaux Public, faisant dormir ses esclaves-ouvriers dans des cabanes en tôles ondulées, là où des ouvriers occidentaux & africains demandent un minimum d'air conditionné (ce qui est compréhensible lorsque les températures dépassent de loin les 40°). On comprend que les coûts de ces sociétés chinoises défient toute concurrence.
- Maintenir artificiellement des coûts de main d'oeuvre très bas en subventionnant par des détaxations et des zones franches, les entreprises de main d'oeuvre.
Enfin, et c'est là que les mêmes groupes qui faisaient les yeux du loup de Tex Avery, n'auront plus que ceux-ci pour pleurer:
- Copier systématiquement et pour encore moins cher ce que les occidentaux donnent à fabriquer à la Chine et inonder le marché mondial de ces sous produits de remplacement afin de faire couler leurs anciens clients.
- Rendre accrocs les consommateurs aux produits les moins chers pour finir de faire disparaître les productions occidentales.
- Une fois que les produits chinois sont partout, augmenter progressivement les tarifs pour finir d'étrangler tous ces chiens de capitalistes.
Pour tout cela, il faut évidemment beaucoup, beaucoup de matière première. D'où le refus (malgré la sacro sainte règle communiste du droit des peuples à leur autodetermination) de la Chine à laisser tomber le Tibet où il y a des tas de richesses minières, en particulier des métaux servant à fabriquer des circuits imprimés).
Et comme nos dirigeants passent leur temps à faire des courbettes devant cette dictature (remember Berlin 1936), il n'y a aucune raison que ce système politique cynique où l'individu n'existe pas, ne continue pas sur la même voie...
lundi 21 avril 2008
SPRING LIGHTS
"I'm back, folks.
The dark tunnel where real life was untouchable is behind me,
roaring of fury.
But I can't hear.
The long path ahead me is full of light and music".
The dark tunnel where real life was untouchable is behind me,
roaring of fury.
But I can't hear.
The long path ahead me is full of light and music".
mardi 22 janvier 2008
2 SPEEDS CLEANING
Petite observation:
- Durée de vie d'un sticker dans un quartier chic et touristique: 1 à 2 jours
- Dans un quartier chic non touristique: 2 à 5 jours
- Dans un quartier "moyen": environ une semaine
- Dans un quartier populaire: 2 ou 3 semaines, voire souvent plus.
La répartition sélective des équipes de nettoyage de la ville m'arrange finalement: je tiens à surtout m'adresser à ceux qui n'ont pas un accès direct à l'Art.
On entend souvent dire que si les quartiers plus modestes sont sales, c'est parce que les gens ont moins d'éducation, qu'ils sont moins à cheval sur l'hygiène et l'esthétique. Moi je pense surtout que c'est parce qu'on leur installe beaucoup moins de poubelles et peu ou pas de rotations d'équipes de nettoyage.
La preuve: en ce moment, il y a pleins de grèves d'éboueurs en Italie et sans nettoyage, les quartiers chics sont aussi sales (sinon davantage car les habitants y consomment plus donc jettent plus) que les quartiers populaires...
La photo du dessus fait partie d'une série collée depuis début janvier. Le robot n'y est plus présent (il prend des vacances) et j'ai adopté une nouvelle technique: je n'imprime plus sur du papier autocollant mais sur de nouveaux supports fixés avec du double face pour moquette.
Avantages: Ca colle partout dès le premier contact, ça tient mieux, je peux imprimer sur des supports plus variés et résistant mieux aux intempéries, et puis, pour rester fidèle à "l'Art Modeste", c'est bien moins coûteux.
Le sticker photographié a été arraché après une dizaine de jours de présence et il a fini comme tout ce que je laisse dans les rues: au fond des caddies-poubelles des employés de la voirie.
Peu importe. Car même si elle est éphémère, j'ai après tout la plus spacieuse et la plus fréquentée des galeries...
samedi 12 janvier 2008
A BUS SOMEWHERE IN ALASKA

63°52'4"N
149°46'16"
Voilà les coordonnées d'un bus abandonné en plein Alaska, près de Stampede trail.
C'est là que Christopher Mc Candless a posé son sac.
Le dernier film de Sean Penn "INTO THE WILD" raconte cette histoire vraie. Un excellent road movie tiré du roman de Jon Krakauer.
Dans notre société où l'apparence de performance et de réussite passe bien avant la vérité de l'être, ce film est une bouffée d'oxygène qui vous laissera, comme à moi je l'espère, quelques traces.
Vous savez, ces si rares petites étincelles de lumière qui sonnent comme des évidences et qui nous donnent l'impression qu'une fenêtre va s'ouvrir en nous et qu'on va soudain tout comprendre...
mardi 18 décembre 2007
IDENTITY
L'autre jour, j'ai trouvé un Playmobil dans le caniveau. J'ai même cru entendre qu'il m'appelait à l'aide, avec son bras levé.
En le ramassant, je me suis rendu compte que son visage était barbouillé de feutre rouge, comme si c'était du sang.
Arrivé au Studio, je suis allé fouiller dans l'étagère du matériel de dessin et j'ai entrepris de le remettre à neuf avec du diluant pour acrylique. Et quelle ne fut pas ma surprise en lui enlevant ses cheveux, de découvrir dans sa tête, une boule de papier imbibée de feutre rouge, simulant sans doute un cerveau ensanglanté. Je me suis dit qu'il y a vraiment des gamins qui sont déjà des tordus depuis le plus jeune âge. Ce qui n'est pas pour moi une découverte...
Ce petit Playmobil posé sur mon bureau, je n'ai pu évidemment m'empêcher d'essayer d'imaginer d'où il venait.
J'avais ses caractéristiques: corps bleu, bras blancs, mains articulées, cheveux noirs.
Et puis sous la main le "Playmobil Collector" commandé en Allemagne chez Fantasia Verlag et qui liste tous les Playmobils sortis depuis 1974.
Voici le résultat de ma recherche de ses possibilités de vie:
1984-1986: OUVRIER DE CHANTIER
1986-1987: COW BOY BRAQUEUR DE BANQUES
1987-1989: FERMIER
1992-1999: CONDUCTEUR D'ENGINS DE TRAVAUX PUBLIQUES
Bien sûr, il n'est issu que de l'un de ses coffrets. Mais je me plais à croire que cette suite de jobs est son CV et que, du coup, il n'a pas eu l'existence facile (il a même fini dans le caniveau!)
Il ne me reste plus donc qu'à lui chercher une vie meilleure. D'ailleurs il suffit d'un rien: une casquette, une valise et le voilà prêt à embarquer dans l'avion Pacific Airlines de 2006.
C'est pas mal, ça, non?
jeudi 13 décembre 2007
FREE BEARD
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